Le Semeur

Les jeux vidéo et la vie

Durant mon enfance et mon adolescence, j’ai très peu joué aux jeux vidéo. Je n’ai jamais vraiment eu de console à la maison, et j’en remercie grandement mes parents. Le gros problème chez moi est que je m’ennuie vite dans la répétition, ce qui fait qu’après trois parties de Mario Kart, je ne prends déjà plus de plaisir. Et j’en remercie le ciel.

Cependant, il y a un jeu sur lequel j’ai passé un temps considérable : Minecraft. Dans ce jeu, il y a une liberté presque absolue. Tout est à découvrir, à construire, de manière plus ou moins illimitée. Après avoir passé des jours à construire un monde, le visiter et achever toutes les quêtes, je me suis rendu compte que ma “vie” dans Minecraft n’avait plus de sens. Je m’ennuyais, tout simplement. À part me promener, faire de nouvelles constructions ou des usines un peu complexes, le jeu était devenu fade.

Puis je me suis posé la question suivante : est-ce qu’il en est de même pour la vie ? Il n’y a bien sûr pas de but aussi clairement défini que dans un jeu vidéo, mais avons-nous la même énergie et la même discipline pour obtenir des achievements dans la vie plutôt que dans un univers fictif ?


Le refuge virtuel

Ce sujet est d’autant plus important que de nombreux adultes aujourd’hui passent un temps infini sur les jeux vidéo. Ils en font un échappatoire à leur réalité, à leurs responsabilités. Cette addiction à la dopamine et au divertissement leur nuit à tous les niveaux de leur vie : relationnel, social, économique, etc.

De plus, quelle image cela renvoie-t-il d’un individu de savoir qu’il passe une partie non négligeable de son temps à “jouer”, comme un enfant…

Cela est bien sûr un problème majoritairement masculin. J’en ai marre de voir des hommes pleins de potentiel le gâcher complètement. Jouer aux jeux vidéo quand on est adulte, c’est méprisable.

Et ne me méprenez pas, je ne parle pas ici d’une consommation très occasionnelle.


Une vie virtuelle

Mais cela est révélateur d’un mal plus profond : ces personnes préfèrent vivre une vie virtuelle, aseptisé, plutôt que leur vie réelle.

Les réseaux sociaux permettent une chose similaire. On vit socialement virtuellement, on se divertit virtuellement, on existe virtuellement.

On vend notre vie, notre énergie, notre âme à la machine.

Réveillez-vous!

Le Semeur

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