De nombreuses cultures passées n’hésitaient pas à offrir leurs nouveau-nés en sacrifice à leurs dieux païens, espérant en échange prospérité, stabilité, ou simplement une vie moins misérable. Aujourd’hui, nous faisons de même. Sous couvert de progrès, de droits, ou de liberté individuelle, nous perpétuons un rituel macabre : le sacrifice des plus vulnérables sur l’autel de notre confort. La majorité des femmes qui avortent le font pour les mêmes raisons que ces peuples anciens — par égoïsme, cherchant leur propre prospérité au détriment de celle de l’enfant. On tue un être humain par commodité, parce qu’on ne croit pas pouvoir lui offrir un avenir radieux autrement.
« You must die so I can live, but Christ says no I must die so you can live » Charlie Kirk
Cette inversion diabolique résume toute l’horreur de l’avortement.
L’avortement : une parodie démoniaque de l’Eucharistie
Le pasteur Peter Craig l’a souligné avec force :
« Ne savez-vous pas que l’avortement est la parodie démoniaque de l’Eucharistie ? »
Ce n’est pas un hasard si le slogan central du mouvement pro-avortement, « C’est mon corps », reprend les mots mêmes du Christ lors de la Cène — mais en les détournant, en les vidant de leur sens sacré pour en faire une déclaration d’orgueil et de mort.
Là où le Christ offre son corps pour sauver, l’avortement détruit un corps pour servir l’individu. Là où l’Eucharistie est source de vie, l’avortement est instrument de mort.
Définitions contradictoires : quand la loi nie la science
La définition juridique de l’être humain commence à la naissance. La définition biologique, elle, est sans équivoque : la vie humaine commence à la conception. Alors, pourquoi cette dissonance ?
Prenons un exemple frappant : en Amérique, l’aigle royal est une espèce protégée. Détruire ses œufs est passible d’une amende. Un œuf a donc plus de valeur qu’un fœtus humain ?
Si la vie commence à la conception, alors l’avortement est un meurtre. point final. Aucun argument ne tient face à cette évidence biologique.
Si l’on ne croit pas cela, alors pourquoi limiter l’avortement à 14 semaines ? Pourquoi pas jusqu’à la naissance ?
Eugénisme moderne : la hiérarchie des vies humaines
L’avortement des enfants trisomiques, autorisé jusqu’à terme en France et dans la plupart des pays occidentaux, révèle une vérité insupportable : nous hiérarchisons les vies humaines. Certains êtres valent moins que d’autres. Leur existence est jugée indigne, trop coûteuse, trop « compliquée ». On préfère les éliminer plutôt que de les accueillir.
C’est l’eugénisme pur et simple, habillé en « choix » et en « compassion ». La vraie compassion, c’est d’aimer et de protéger, même — surtout — quand c’est difficile.
Le vrai problème : une morale sans fondement
Notre époque postmoderne, annoncée par Nietzsche, est celle où l’on continue à utiliser des valeurs morales chrétiennes — comme la dignité humaine — sans savoir pourquoi elles existent. On parle de « valeur de la vie », mais on est incapable d’en expliquer la source. On agit comme si la vie était sacrée, mais on refuse d’admettre qu’elle l’est parce que nous sommes créés à l’image de Dieu.
Jordan Peterson l’a souvent souligné : même les athées se comportent comme si la vie humaine avait une valeur absolue. Mais si Dieu n’existe pas, d’où vient cette valeur ? Si nous ne sommes que le fruit du hasard, pourquoi ne pas avorter, euthanasier, ou éliminer tout ce qui nous dérange ? Sans Dieu, la morale n’est qu’une illusion, un vestige d’un temps où l’on croyait encore à quelque chose de plus grand que soi.
Les solutions qu’on refuse d’envisager
Plutôt que de tuer, pourquoi ne pas :
- Développer massivement l’adoption dès la naissance, avec des procédures simplifiées et un accompagnement financier pour les familles adoptives.
- Créer des centres spécialisés pour accueillir les femmes enceintes en difficulté, leur offrir un soutien médical, psychologique et matériel pendant et après la grossesse.
Ces solutions existent. Elles sont humaines, généreuses, et respectueuses de la vie. Mais elles demandent du courage, de l’engagement, et une remise en question de notre égoïsme collectif. Alors on préfère l’avortement : rapide, « propre », et surtout, sans remords apparents.
Conclusion : Le choix entre la vie et la mort
L’avortement n’est pas un « droit ». C’est un sacrifice. Un sacrifice moderne, banalisé, mais un sacrifice quand même. On y renonce à notre humanité pour un peu de confort, un peu de tranquillité. On y remplace l’amour par la peur, la responsabilité par l’égoïsme.
Le Christ a donné Sa vie pour que nous vivions. L’avortement prend une vie pour que nous « vivions mieux ». Lequel de ces deux chemins choisirons-nous ?
La question n’est pas seulement religieuse ou politique. Elle est existentielle. Sommes-nous encore capables de reconnaître le sacré, ou avons-nous définitivement troqué notre âme contre l’illusion d’une liberté sans limites ?

Laisser un commentaire