Changer de sexe ou fuir son identité ?

J’écris cet article en réaction à la récente prise de position de la Haute Autorité de Santé en France, qui a dévoilé des recommandations visant à renforcer la prise en charge des transitions de genre chez les adultes. Le sujet est complexe, mais des arguments simples – parfois même d’enfants – suffisent souvent à révéler l’incohérence du débat.

Pour simplifier le raisonnement, concentrons-nous ici sur un cas spécifique : celui d’un homme qui se considère femme.


Sexe biologique et genre : deux notions vraiment indépendantes ?

Les militants pro-transition et les discours LGBT affirment qu’il existe une distinction entre le sexe biologique (chromosomes, ADN, corps) et le genre, qui relèverait d’une construction sociale indépendante de la biologie. On pourrait donc, selon cette logique, être une femme sans avoir de chromosomes XX, sans utérus, sans hormones féminines, et sans même de traits physiques associés à la féminité.

Soit. Acceptons cela un instant.

Mais alors, pourquoi une personne trans chercherait-elle à modifier son corps – via hormones ou chirurgie – pour le faire correspondre à une identité intérieure qui serait, en théorie, totalement indépendante du corps ? Si genre et sexe sont décorrélés, pourquoi vouloir les faire coïncider ? Pourquoi vouloir “devenir” ce qu’on affirme déjà “être” ?

Ce comportement contredit leur propre postulat. Au fond, cela révèle une vérité : être une femme ne se limite pas à penser être une femme. Cela implique un corps, une biologie, une réalité physique.


Qu’est-ce qu’une femme ?

Posons la question simplement : qu’est-ce qu’une femme ?
Souvent, la réponse donnée est : “Une femme est quelqu’un qui s’identifie comme femme.”
Mais cela n’est pas une définition, c’est une tautologie. Une femme serait une femme… parce qu’elle se dit femme ? Ce raisonnement circulaire empêche toute discussion rationnelle.

Si on ne peut plus définir clairement ce qu’est une femme, alors comment une personne trans peut-elle affirmer en être une ? Sur quoi se fonde cette affirmation ? Un ressenti ? Une perception ? Est-ce suffisant pour en faire une réalité ?


Une souffrance mentale traitée par la chirurgie

Le plus troublant reste que l’État, via la Sécurité sociale, finance les opérations de réassignation sexuelle. On reconnaît donc officiellement un mal-être, on le légitime, puis on le traite en modifiant le corps. On dit à la personne : “Tu as raison, tu es une femme. Voici de l’argent public pour transformer ton corps et correspondre à cette idée.”

Mais la dysphorie de genre est avant tout un trouble de l’identité, donc un problème mental. Et on ne soigne pas un homme qui se croit Napoléon en lui offrant un uniforme et un cheval. On ne règle pas une illusion en la renforçant. On aggrave seulement son isolement dans une perception erronée de soi.


La vraie souffrance est ailleurs

Les personnes trans sont souvent en grande détresse psychologique. Les statistiques de suicide, de dépression, d’automutilation sont alarmantes. On nous dit que cela vient du rejet social. Mais ce n’est pas si simple.

La souffrance vient aussi – et surtout – d’un vide identitaire profond. Une détresse existentielle : “Je ne sais pas qui je suis, ni où je vais.”
Et dans cette confusion, ce qu’il faut, c’est de l’écoute, un accompagnement psychologique sincère, et surtout, de la vérité.


Conclusion : une médecine qui renonce à sa mission

En validant les transitions sans réserve, des institutions comme la Haute Autorité de Santé abandonnent la science et cèdent à la pression politique, médiatique, idéologique.
Elles ne traitent plus les causes, mais seulement les symptômes.
Par peur d’être accusées de discrimination, elles cautionnent ce qui relève davantage du désespoir que de l’émancipation.


Commentaires

One response to “Changer de sexe ou fuir son identité ?”

  1. Avatar de Un arbre sans racines – Le Semeur

    […] monde instable, des crises, des guerres. Cela se reflète aussi dans les politiques identitaires : on réduit son identité à son orientation sexuelle, à son attirance, à sa couleur, à son ethnie — faute de l’avoir définie […]

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