Ce blog n’a jamais eu pour vocation de commenter l’actualité ou de cibler des individus. Mon objectif, depuis le début, est de traiter des sujets fondamentaux : société, politique, religion, morale. Mais aujourd’hui, l’heure est sombre.
À l’Assemblée nationale, on débat en ce moment même de légaliser l’euthanasie. En clair : on envisage de donner un permis de tuer à des personnes qui ne sont ni militaires, ni testostéronés, ni stylés. On parle ici de légaliser un acte radical, irréversible, sous prétexte de soulagement ou de dignité.
L’euthanasie sans consentement : un meurtre qui se déguise
Commençons par la forme la plus choquante : l’euthanasie sans consentement. Il s’agit de personnes considérées comme des « légumes », dans le coma, en soins palliatifs, sans conscience manifeste. Des êtres humains qui, ne pouvant plus exprimer leur volonté, deviennent la responsabilité d’autres.
Et là, certains voudraient donner le droit à la famille de mettre fin à leur vie. On peut aligner mille arguments : éviter la souffrance, soulager les proches, libérer des ressources… mais au final, cela reste un meurtre.
Je pars d’un principe simple : toutes les vies humaines ont la même valeur, car elles ont été créées à l’image de leur Créateur. Que ce soit un fœtus, un criminel, un vieillard, un handicapé ou un prêtre, leur existence a une dignité égale.
Tuer une personne sans son consentement, aussi « inconsciente » soit-elle, c’est un acte d’un égoïsme extrême. C’est mépriser la vie dans ce qu’elle a de plus fragile. C’est aussi une forme de lâcheté, de la part de ceux qui refusent d’accompagner leurs proches jusqu’au bout, préférant leur propre confort émotionnel et matériel.
L’euthanasie volontaire : un suicide pour faible
Parlons maintenant du soi-disant « suicide assisté », une expression qui tente de rendre acceptable ce qui devrait être appelé « suicide pour faible ».
Je ne l’encourage pas. C’est aussi, à mes yeux, un acte profondément égoïste. Mais contrairement à l’euthanasie sans consentement, là, l’individu choisit consciemment de mettre fin à sa vie.
Et je vais être clair : si tu veux te donner la mort, fais-le. Fais-le seul. Par pendaison, empoisonnement, ou ce que tu veux. Mais n’utilise pas un autre être humain comme outil pour t’éviter l’effort. Si tu n’as pas le courage d’agir toi-même, alors tu ne mérites pas la mort.
Ce qu’on voit en Belgique ou aux Pays-Bas est effrayant : des adolescents euthanasiés, parfois pour des raisons psychologiques. C’est une catastrophe morale et sociale. Une société qui accepte cela envoie un message limpide : « Si tu souffres, mieux vaut mourir que lutter. »
Le suicide, ce fléau invisible
On parle peu du suicide en général, alors que c’est un vrai fléau. On nous gave de prévention routière à l’adolescence — et tant mieux — pour 3 000 morts par an. Mais le suicide, c’est environ 9 000 morts par an, et quasiment aucune vraie prévention.
Et maintenant, au lieu de combattre ce mal, certains veulent l’institutionnaliser. Créer un cadre légal pour aider les gens à mourir, parce qu’ils n’ont pas le courage de le faire eux-mêmes. Mais un suicide légal reste un suicide. Et un meurtre reste un meurtre, même si on le maquille en « acte de compassion ».
Conclusion : On ne légalise pas la lâcheté
On ne pourra jamais encadrer proprement le suicide assisté. Les critères seront trop arbitraires, les dérives inévitables. On finira par tuer n’importe qui pour n’importe quoi, juste pour soulager une souffrance passagère ou pour fuir la douleur.
Si tu veux mourir, c’est ton affaire. Mais ne viens pas demander à la société, ni à la médecine, de t’aider à le faire proprement. Ce n’est pas une solution. C’est une fuite. Une faiblesse érigée en droit. Et moi, je refuse que ce soit la norme.
L’euthanasie est un suicide pour faible. Et une société qui l’encourage est une société qui a renoncé à défendre la vie.

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