Tu scrolles, ils gagnent. Tu perds.

J’ai supprimé tous mes réseaux sociaux : et je vais mieux.

Aujourd’hui, j’écris ce premier article.

Pour vous parler d’un sujet qui me préoccupe énormément : les réseaux sociaux.

Je les ai utilisés pendant de nombreuses années. Comme tous mes camarades de classe, j’avais Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter. Et puis, peu à peu, j’ai pris la décision de les supprimer, un par un.

Facebook et Instagram il y a 3 ans.
Twitter et Snapchat, il y a environ un an.

Pourquoi ? Plusieurs raisons.

D’abord, l’addiction.

Ces réseaux créent des mécanismes cérébraux puissants. Des habitudes ancrées dans votre quotidien. Vous ouvrez votre téléphone, vous cliquez — sans même vous demander pourquoi. Vous êtes déjà sur Instagram, et il faut scroller. Toujours plus. Le scroll infini. TikTok en est le roi.

Cela occupe de l’espace mental, vous déconcentre et vous fait perdre votre temps tout en imprimant davantage des habitudes mauvaises.

Ensuite, l’acceptation du groupe.

En y réfléchissant bien, je me suis rendu compte que j’avais Instagram… parce que tout le monde avait Instagram.
J’avais Snapchat… parce que tout le monde avait Snapchat.
Mais jamais parce que j’en avais réellement envie, ou parce que je trouvais l’outil particulièrement intéressant et utile pour moi.

Et en partant de cette réflexion, j’ai réalisé que je n’avais pas besoin de ces réseaux et que jusqu’à présent je les utilisais sans même trop savoir pourquoi.
En effet, Ils ne m’apportaient rien de concret, rien de constructif.

Pire : j’ai commencé à voir à quel point ces réseaux étaient des vitrines, où l’on s’expose, où l’on s’observe, parfois avec envie, parfois avec jugement, souvent sans raison. On regarde la vie des autres, leurs moindres faits et gestes. Mais pourquoi ? À quoi bon ?

Des dynamiques malsaines

Ce n’est pas juste du temps perdu. Ce sont des dynamiques malsaines, des rapports humains biaisés.
On observe des inconnus dans des situations aléatoires.
On like, on commente, on référence, sans réfléchir — et on participe à entretenir des comportements absurdes, simplement parce qu’ils génèrent du clic. Les contenus provocants, les filles peu habillées, sont poussés par les algorithmes. On les encourage donc à continuer, à chercher plus d’abonnés, plus d’influence.

Le narcissisme généralisé

Un jeu qui devient presque triste à observer.

Je m’amusais, quand j’étais encore sur les réseaux, à analyser les comptes : à quelle fréquence les gens postaient des photos d’eux ? À quel point leur visage apparaissait dans leur feed ?
Et souvent, je pouvais déduire une forme de narcissisme latent.

C’est étrange, quand on y pense, cette idée de poster une photo de soi, encore et encore.
Pour une photo de profil, soit.
Mais pour remplir tout un compte avec des photos de soi, sous toutes les coutures ?
Pourquoi ? Hein pourquoi ? Prenez le temps d’y penser.


Vous n’êtes pas un produit.

Et malheureusement, ce phénomène touche plus souvent les filles que les garçons, car elles sont souvent davantage exposées aux questions de désirabilité, d’attention, d’acceptation sociale dictés par les normes de notre siècle.

Ce qu’on ne dit jamais

J’écris cet article pour vous alerter sur une facette des réseaux sociaux dont on parle très peu.

SI je ne vous a pas convaincu, regardez également le reportage intitulé « The Social Dilemma », vous comprendrez à quel point ces applications sont malsaines.


J’aimerais vous encourager à tout supprimer.
Sincèrement.

Vous verrez, une paix s’installe.
On ne se soucie plus de la vie de gens qu’on ne connaît pas. On n’est plus submergé d’infos inutiles.

Posez-vous la question :
Pourquoi gardez-vous vos réseaux sociaux ?
Que vous apportent-ils ?
Pourquoi ne pas les supprimer ?

Les personnes importantes dans votre vie ? Vous avez leur numéro. Pas besoin d’Instagram pour rester en contact.

Mon retour d’expérience

Personnellement, je n’ai ressenti aucune souffrance.
Aucun manque.
Au contraire : mes relations sociales se sont améliorées.
Je n’idéalise plus les gens. Je ne les vois plus comme des produits dans une vitrine.
Je les découvre dans la vraie vie.
Je les vois de mes propres yeux, j’apprends à les connaître par ce qu’ils me disent, pas par ce qu’ils prétendent être.

Conclusion : soyez radicaux

Essayez. Supprimez tout. Soyez radicaux.
Et vous verrez : vous serez plus vivants, plus présents, plus sociaux que jamais.


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